Forêts de chêne-liège

Caractéristiques: 

Code UE : 9330
Code Corine : 45.2

Classification : Forêts de chêne-liège
(suberaies) (Quercion suberis)

Forêts de chêne-liègeForêts de chêne-liège

Présentation de l’habitat: 

Description et caractéristiques générales
Le chêne-liège a été fortement avantagé par l’Homme au cours des temps sur l’ensemble de son aire. En effet, cette essence a été plantée pour la production de liège, principalement à partir du XVIII ème siècle.
Très généralement, les suberaies se trouvent à l’étage mésoméditerranéen inférieur et moyen, voire, thermoméditerranéen. Les bilans hydriques qui lui sont favorables permettent une bonne croissance de l’essence. Ces forêts affectionnent les sols siliceux.
La végétation et la structure des peuplements dépendent des conditions écologiques, thermophiles ou mésophiles, et surtout du degré d’utilisation actuelle ou de la date d’abandon de l’entretien de la chênaie, de la fréquence et de l’importance des incendies.
En région méditerranéenne, les peuplements sont en relation dynamique avec les maquis à bruyère, arbousier, calycotome, cytise et cistaie (forme de dégradation après le passage du feu).

Répartition géographique
Habitat de l’Europe méditerranéenne.
Il est bien présent en Espagne, et au Portugal.
En France, il s’étend des Pyrénées Orientales aux Landes, ainsi que dans toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Maures, Estérel) et la Corse.

Espèces caractéristiques
Quercus suber, Pulicaria odora, Arbutus unedo, Melica minuta, Cistus monspessulanus, Cytisus triflorus, Sorbus domestica, Quercus pubescens,…

Evolution naturelle
Les surfaces actuelles sont à-peu-près stables. Cependant, après perturbations, notamment par les incendies, la régénération se fait plus ou moins lentement.

Menaces
Les principales menaces sont :
- Risques d’incendies récurrents (résistance à un premier feu)
- Dynamique du maquis qui gène la régénération
- Dynamique possible et progressive vers la chênaie verte en sous-étage
- Détérioration du liège par le coléoptère Carabus undatus

Intérêt patrimonial
Cet habitat couvre des surfaces limitées en France en comparaison à d’autres pays comme l’Espagne ou le Portugal.
Les anciens massifs exploités pour le liège présentent un intérêt du fait de leur rareté et de leur maturité.
Les habitats qui forment une mosaïque avec la suberaie ont un intérêt compte tenu de la diversité des niches pour la faune qu’ils accueillent.

Etat à privilégier
- La suberaie gérée par le prélèvement du liège.
- La suberaie non gérée avec une strate arbustive très fournie.
- La suberaie-yeuseraie, stade évolutif d’une forêt non gérée.
- Le faciès à pins maritimes (pins mésogéens)

Mesures de gestion proposées
- Conserver le peuplement à titre de protection contre les incendies, voire reboiser.
- Favoriser la régénération des peuplements encore bien structurés (possible jusqu’à l’âge avancé de 75 ans) par le débroussaillage, l’élagage et le grattage de la surface du sol (manuel ou par pâturage) à proximité immédiate des chênes-liège ; favoriser le liège de bonne qualité par l’élimination des houppiers étriqués et les parties en mauvaise santé et en dessouchant des rejets.
- Promouvoir la valorisation économique du liège.

Localisation et caractéristiques de l’habitat en Haute Siagne: 

La suberaie est présente mais de façon fragmentaire sur les pentes de la Siagne inférieure sur la commune de Tanneron, dans la zone de Saint-Cassien-des-Bois et à l’adret de la forêt de Peygros.

Sur le site, la suberaie se présente en deux associations :
- Association de suberaies mésophiles avec la présence de Quercus suber, Pulicaria odora, Arbutus unedo, Melica minuta, Cystisus monspessulanus, Cytisus triflorus. Dans les stations les plus froides, Sorbus domestica et Quercus pubescens y sont associés : il s’agit du Querco suberis-Cytisetum monspessulanae (Loisel, 1976).
- Association de suberaies xérophiles avec peuplements ouverts riches en lentisque, myrte, souvent ruinés par les perturbations anthropiques et les incendies, montrant des mosaïques avec le maquis à Erica arborea, Erica scoparia, Arbutus unedo, les fruiticées à calycotome épineux et à myrte, et les cistaies à Cistus salvifolius et Cistus monspeliensis.

Etat de conservation: 

Bon autour de Saint-Casien-des-Bois, très moyen à faible dans la forêt de Peygros.

Date de publication Titre
27/06/2013 - 13:01 Sorties scolaires

Afin de transmettre la connaissance du patrimoine de la haute Siagne, le SIIVU organise des sorties scolaires....

13/01/2012 - 16:03 Ouvrage patrimoine

L'ouvrage sur le patrimoine local des communes de la haute Siagne vient de paraître. Il est en vente au siège du SIIVU ainsi qu'en Offices du Tourisme....

22/03/2011 - 15:35 Le SAGE

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