Hydrosystème : végétation flottante de renoncules de rivières sub-montagnardes et planitiaires

Caractéristiques: 

Code UE : 3260
Code Corine : 244 - 2443

Classification : Hydrosystème

Hydrosystème : végétation flottante de renoncules de rivières sub-montagnardes et planitiairesHydrosystème : végétation flottante de renoncules de rivières sub-montagnardes et planitiairesHydrosystème : végétation flottante de renoncules de rivières sub-montagnardes et planitiairesHydrosystème : végétation flottante de renoncules de rivières sub-montagnardes et planitiaires

Description et caractéristiques générales

L’habitat 3260 du PR78 se rapporte au type : rivières oligotrophes basiques (code Corine 244) jusqu’à la confluence avec le Biançon et à rivières oligomésotrophes à mésoeutrophes jusqu’à Auribeau-sur-Siagne (code Corine 2443).

La Siagne et ses affluents représentent un cas remarquable en région méditerranéenne de système issu de sources et de résurgences dont les eaux sont beaucoup plus froides que celles des autres rivières du secteur. Les températures fluctuent entre 10° et 15° C en amont; l’hydrosystème occupe 2% de la surface totale du site pris dans sa globalité.
Ces eaux douces (code Corine 22-1) dans le bassin supérieur, sont particulièrement chargées en bicarbonate et en calcium. Au niveau des cascades surtout, le dégazage de CO² libre, provoqué par le bouillonnement de l’eau, accentue la précipitation de carbonate de calcium sur les substrats (cf. travertins).
Le régime de la Siagne est de type méditerranéen avec étiage marqué en été. Les aménagements hydroélectriques et les prélèvements pour l’alimentation en eau potable ont modifié sensiblement le régime naturel du fleuve.
La partie amont de la Siagne avant la prise, présente des eaux fraîches (10 à 15°C) de qualité physico-chimique très bonne.
Les températures varient peu au cours du cycle saisonnier (5°C d’écart maximal).

Le débit réservé tamponne ensuite les effets saisonniers sur toute la partie haute jusqu’à la restitution EDF aux gorges de la Siagne. Des apports naturels d’eau dans ce secteur multiplient par 10 à 12 le débit en période humide et par 5 pendant la saison sèche (cf. carte p 32).
Si les températures des eaux restent très fraîches en amont des prélèvements, elles augmentent par contre dans les secteurs soumis à un débit réservé où elles sont largement influencées par la température extérieure tout en étant écrêtées par les apports. A la restitution EDF, les températures baissent de nouveau car les eaux libérées sont toujours fraîches.
Quatre ensembles topomorphologiques peuvent être distingués sur le bassin versant :
- En amont de Saint-Césaire-sur-Siagne : les pentes et les ressauts favorisent le modèle lotique ; dans le secteur dominent les radiers où les eaux ont une profondeur inférieure à 60 cm et où la turbulence est nette. Ces structures sont largement représentées par rapport aux plats courants qui se développent là où les vasques font un barrage au libre écoulement de l’eau.
La partie sous la confluence avec le Biançon est un secteur où les profonds sont très largement dominants. Les profonds sont identifiés lorsque la profondeur des eaux est supérieure à 60 cm. Ils sont entrecoupés de plats lorsque la profondeur est inférieure à 60 cm et où les eaux circulent très lentement ; on les qualifie de plats lentiques par rapport aux précédents où l’eau s’écoulait plus rapidement.
- Une partie intermédiaire est repérable entre le Pont des Tuves (Saint-Cézaire-sur-Siagne/Montauroux) et la confluence avec le Biançon. C’est un secteur où l’on trouve, en effet, des profonds, des plats courants et des plats lentiques, des radiers et très peu de cascades. Ce secteur, en rive droite et en rive gauche, est jalonné de nombreuses sources ; c’est particulièrement vrai sous le Pont des Veyans.
- Un ensemble aval de la confluence du Biançon à Auribeau-sur-Siagne/ Frayère-Mourachonne.

Caractérisation biologique : Organisation des habitats de la Haute Siagne jusqu’à la confluence avec le Biançon (tableau n°1)

Au niveau des résurgences, on trouve un crénon très réduit. La faune, aux environs immédiats des sources, est tout à fait remarquable pour le contexte bioclimatique
thermique méditerranéen. Les peuplements faunistiques sont représentés par des espèces des faunes froides d’altitude qui recrutent dans tous les groupes des invertébrés (planaires, éphéméroptères, plécoptères, tricoptères). Deux espèces nouvelles pour la science sont inféodées au crenon de la Haute Siagne : Hydropsyche subalpina et Plectronemia geniculata Certaines espèces présentes dans le crénon se retrouvent dans les Alpes jusqu’à 1900-2000 m d’altitude. Autour de cette zone de sources subissant des variations importantes de débit au cours de l’année, les blocs exondés sont colonisés par la mousse Brachythecium rutabulum. La partie soumise régulièrement à l’eau est caractérisée par des communautés d’algues, crustacés, épilithiques comme Hildenbrandia rivularis.
A cette zone de sources et résurgences succède rapidement le cours d’eau proprement dit où dominent les radiers et les cascades ; les plats sont rares. L’habitat se rapporte au code Corine 2412 : ruisseau rapide du créno-épirhitron avec une strate cryptogamique significative appliquée aux blocs, totalement recouverte en règle générale par les eaux ou découverte sur les parties hautes des blocs en période d’étiage.
Les parties régulièrement couvertes par les eaux sont occupées par de communautés bryophytiques hydrophytiques où se rencontrent plusieurs espèces de Cinclidotus : Cynclidotus aquaticus, Cynclidotus mucronatus, Cynclidotus fontinaloides et rarement Fontinalis antipyretica. Il s’agit de l’alliance Cynclidotion aquaticae.
Les parties des blocs découvertes en période d’étiage sont encore représentées par des mousses mésohydrophytiques du Brachythecion rutabuli avec Filonotis fontana (rare), Pohlia vahlenbergii.
Les banquettes plus terreuses bordant les ripisylves, ou les blocs protégés des chocs du courant, sont colonisées par les communautés mésophytiques du Pellion indivifoliae avec Pellia endiviifolia, Marchantia polymorpha, Cratoneuron filicinum, Conocephalum conicum, Jungermania atrovirens.
Cet ensemble se développe jusqu’au niveau de Saint-Cézaire-sur-Siagne. Dans ce haut secteur les phanérogames sont très rares. On trouve par place Juncus lamprocarpus,

Mentha aquatica dans sa forme submersa et la berle (Helosciadium nodiflorum).
A partir de Saint-Cézaire-sur-Siagne/Pont des Tuves et jusqu’à la confluence avec le Biançon, la rivière montre quelques profonds, des radiers et de nombreux plats courants. C’est un système du métarhitron faisant transition au niveau des zones plus profondes vers un début d’hyporhitron.
Les communautés de mousses dans ce secteur sont dominées par Rhychostegium riparioides – alliance Rhychostegion riparioidis avec : Rhychostegium riparioides, Chilosyphus polyanthus, Amblystegium riparium, Fissidens crassipes, Fontinalis antipyretica.
Des communautés algales filamenteuses dominantes en certains points, s’organisent autour de Chladophora glomerata (Chladophoretum glomeratae). Les algues crustacées épilithiques, notamment Hildenbrandia rivularis, sont plus rares.
Les blocs exondés en période d’étiage sont toujours colonisés par des espèces du Brachythecion rutabuli. De belles banquettes terreuses à hépathiques (Pellion indivifoliae) occupent l’interface ripisylve-eau.
En sous-bois arbustifs des aulnaies à proximité de la rivière, les tapis moussus sont importants avec Dydimodon fallax, Trichostomum crispulum, Bryum capillare, Bryum radiculosum, et diverses espèces de Barbula (Bryo-barbulion).

Dans la rivière proprement dite, là où le fond de l’eau est sans végétation, apparaissent des bancs de graviers associés à des cailloux qui constituent les lieux de frayère pour les truites (Corine 2421). La superficie de ces zones représente 1% de la surface totale en eau. Les dépôts de carbonate dus aux eaux fortement minéralisées sont importants. Ils se font sur les blocs, moins sur les graviers.
Dans cette zone amont, l’hydrosystème est également représenté par les ensembles travertineux souvent liés aux cascades (7220 prioritaire). Il s’agit là de bordures de vasques ou de sauts, de microcascades, qui sont caractérisés un peu partout sur le cours supérieur par des formations de travertins. Leur origine est due, pour l’essentiel, à l’action des cyanobactéries et des diatomées et à la concentration des eaux fortement minéralisées en sels de calcium. On trouve là de grandes hépathiques comme Pellia endiviifolia et Conocephalum conicum.
Ces zones travertineuses sont également caractérisées par une grande richese faunistique avec une forte diversité en coléoptères elmidés et diptères simulidés.
On rencontre dans la Siagne deux espèces caractéristiques des rivières pétrifiantes encroûtantes circumméditerranéennes (Afrique du Nord, Liban, Espagne) : Simulium galloprovinciale, Simulim xanthinum.

Caractérisation biologique : organisation des habitats de la partie aval du Biançon à Auribeau-sur-Siagne (tableau n°1)

C’est la zone comprise entre la confluence du Biançon et la limite aval du site. Cette partie est influencée par des apports d’eau acide provenant du Tanneron mais elle est aussi plus riche en matières organiques (ripisylve : feuilles, bois mort, akènes). Les apports de matières organiques proviennent entre autre du Biançon. La présence importante de chironomides mais également de gastéropodes et de gammaridés dans des conditions lentiques est une réponse à la nette amélioration trophique. On entre dans un système aquatique mésotrophe qui, dans le code Corine eaux courantes, se rapporte à 2412. Ce sont les zones d’un hyporrhitron faisant transition vers un épipotamon.
Ces communautés bryophytiques diminuent fortement dans leur recouvrement et leur diversité spatiale.
L’alliance structurante est le Fontinalion antipyreticae au sein de laquelle on peut distinguer deux ensembles :
- Sur les cailloux immergés : les faciès à Fontinalis antipyretica,
- Sur les berges et banquettes : les faciès à Fissidens viridulus, Fissidens taxifolius, Reboulia hemisphaerica qui remplacent le Pellion endiviifoliae.

Les communautés d’algues sont encore structurées autour d’une espèce dominante : Chladophora glomerata (Chladophoretum).
Le bryo-barbulion est présent en sous-bois des aulnaies en rive droite.
Du point de vue des communautés phanérogamiques, macrophytiques, on trouve par place dans ce secteur quelques plantes à feuilles flottantes mais assez rares : quelques
potamots puis, Helosciadium nodiflorum, Veronica becabonga, Mentha aquatica (Apion nodiflori) et des hélophytes émergés plus nombreux : Scirpus holoschoenus, Scirpus lacustris, Juncus lamprocarpus, Juncus glaucus.

Au-delà du site s’organisent vers l’aval des communautés du potamon avec diverses espèces de potamots, renoncules aquatiques localement envahies par la Jussie (Siagne eutrophe), plante qu’il faudra surveiller et éradiquer en cas d’extension sur le site.

Présentation de l’habitat: 

Dans les hydrosystèmes, compte tenu du concept de continuum fluvial, il est difficile, tant les liens trophiques sont forts, de séparer les habitats communautaires des autres habitats en raison de la présence dans la Siagne de trois espèces des annexes de la Directive qui occupent pour leurs frayères et leurs lieux de vie les divers herbiers et fonds sableux qui doivent être ainsi considérés comme des habitats d’espèces en fortes interactions.
Pour les algues, ce sont les habitats de :
 L’Hildenbrandietum
 Le Chladophoretum

Pour les mousses, ce sont les habitats de :
 Le Cynclidotion
 Le Rhynchostegion riparioidis
 Le Fontinalion antipyreticae
Pour les phanérogames, les herbiers à renoncules, Apium nodiflorum et potamots se développent autour d’Auribeau-sur-Siagne jusqu’à l’aval vers la mer.
Les poissons référencés à l’annexe II sont le barbeau méridional et le blageon auxquels s’ajoute parmi les invertébrés aquatiques l’écrevisse à pieds blancs.
Le tableau synthétique n°2 et la carte n°2 qui donnent la répartition des poissons et de l'écrevisse ont été organisés en fonction de deux groupes de critères :
- En ligne horizontale :
• Des critères de zonation écologique des eaux courantes selon la classification internationale et dont les zones sont repérables le long du cours d’eau dans les six tronçons géographiques identifiés sur la Siagne
• Des critères de répartition des poissons des annexes en fonction des différents codes distingués dans Corine-habitats ici :
• Corine 2412, zone à truite
• Corine 2413, zone à ombre (amont, salmonidés-aval, cyprinidés)

- En ligne verticale :
• sont présentés les divers herbiers depuis les exurgences jusqu’à l’aval d’Auribeau-sur-Siagne.
Le tableau n°2 permet de classer les populations ichtyologiques et l’écrevisse en distinguant :
- Des espèces du cours supérieur jusqu’à la confluence avec le Biançon (surtout truite, écrevisse, barbeau méridional, blageon, véron, gougeon). C’est la zone du crénon, de l’épirhitron et du métarhitron.
- Des espèces du cours aval avec, au moins jusqu’à Auribeau-sur-Siagne, quelques populations de truites et de barbeaux méridionaux, mais surtout
- Davantage de blageons et l’arrivée du chevaine et de l’anguille ; c’est la zone de prédilection de l’hyporhitron et de l’épipotamon.
- La richesse en invertébrés aquatiques contribue à renforcer l’originalité des habitats d’espèces.
Leur présence est déterminée par la spécificité de l’habitat aquatique de la Haute Siagne : une enclave froide en région méditerranéenne.
Parmi les espèces patrimoniales, on distinguera 4 catégories :
a) Espèces endémiques du Var et des Alpes-Maritimes
- Plectrocnemia geniculata sulbalpina : ce tricoptère a une aire de répartition étroite. Il est cantonné dans quelques sources :
• une source dans le massif de la Sainte-Baume (alt. 800m)
• la source de la Foux dans la Haute Siagne (alt. 230 m)
• une source dans le cours supérieur de la Tinée (alt. 2000m)
• une source dans le cours supérieur de la Roya (alt. 1885m)
- Hydropsyche subalpina
L’espèce n’est connue que de la Siagne où elle occupe tout le cours supérieur et les affluents.
Ces deux espèces de Trichoptères nouvelles pour la Science ont été récemment décrites dans l’article de L. Botosaneanu & J. Giudicelli – « Contributions to the knowledge of the fauna of Caddisflies (Insecta : Trichoptera) from south-east France, with description of new taxa »
Annales de Limnologie – International Journal of Limnology 2004(1),15-32.
b) Espèces endémiques d’Italie
Elles se trouvent dans la Siagne en limite occidentale de leur aire de répartition.
• Polycentropus morettii Malicky 1977 (Trichoptère). Son aire de répartition comprend les provinces italiennes de Lombardie, Piémont et Toscane. Dans la Siagne, elle est cantonnée au cours supérieur.
• Tinodes dives consiglioi Botosaneanu 1980 (Trichoptère). Espèce connue de plusieurs sources d’Italie centrale et méridionale. Dans la Siagne, elle occupe le cours supérieur de la rivière et les Siagnoles.

c) Parmi les espèces rares (endémiques d’autres régions) citons :
• Polycentropus corniger McLachlan 1884 (Trichoptère).
Espèce connue de la péninsule ibérique et de quelques rares localités des Pyrénées ; elle vit dans les rivières en dessous de 450 m d'altitude.

Dans le réseau de la Siagne, elle a été récoltée dans le Biançon.

d) Espèces sténothermes inféodées aux eaux froides des secteurs initiaux des réseaux hydrographiques
Elles se trouvent, sur le réseau de la haute Siagne, dans des limites altitudinales bien inférieures à celles qu’elles occupent dans les autres cours d’eau d’Europe et du Sud-Est de la France. Leur présence dans le réseau de la Siagne s’explique par l’originalité du régime thermique des eaux.

Les espèces suivantes entrent dans cette catégorie :
Polycelis felina (Ver Planaire)
Alainites muticus, Baetis alpinus, B. lutheri, Epeorus sylvicola, Ecdyonurus zelleri (Ephémères)
Perla marginata (Plécoptère)
Rhyacophila tristis, Rhyacophila vulgaris, Silo nigricornis, Allogamus auricollis, Potamophylax cingulatus (Trichoptères)
Elmis aenaea, Limnius volkmari (Coléoptères Elmidés)
Liponeura minor, Simulium variegatum, Simulium cryophilum

Toutes font partie de la "faune torrenticole" dont les représentants sont caractérisés par des adaptations morphologiques à la vie dans les eaux rapides. Dans les grands massifs, elles se
situent entre 500 et 2000 m d'altitude. Dans le réseau de la Siagne, elles occupent le secteur amont, entre 230 et 630 m d'altitude, ce qui représente la zone la plus basse en altitude où ces espèces ont été mentionnées.
Pour les espèces les plus significatives, quelques précisions sur leur répartition et leur écologie.sont données ci-après :

- Polycelis felina (Planaire). Elle est caractéristique des sources et des torrents de montagne (elle monte jusqu’à 2000 m dans les Alpes et les Pyrénées). Elle est constante dans les cours supérieurs de la Siagne et dans les affluents. Dans les cours moyen et inférieur, elle est remplacée par une autre Planaire, Dugesia gonocephala,
- Perla marginata (Plécoptère). Espèce sténotherme d'eau froide, elle est fréquente dans le cours supérieur des réseaux d'Europe où elle occupe un vaste secteur altitudinal (200 à 1900 m dans les Alpes, 400 à 2100 dans les Pyrénées). Seule espèce du genre présente dans la Siagne, sa répartition est limitée aux deux stations du cours supérieur.
- Liponeura cinerascens minor (Diptère Blépharicéride). Sa présence dans le réseau de la Siagne – uniquement dans la Siagnole de Mons - est une découverte aussi surprenante qu'exceptionnelle. En effet, cette espèce, répartie exclusivement dans le massif alpin, est un des invertébrés d'eau courante les plus alticoles. Ses larves vivent dans les cascades et les rapides des torrents de haute montagne, fixées au substrat par une série de ventouses ventrales. Elle a été signalée dans les Alpes jusqu'à plus de 2000 m d'altitude. Dans la région PACA, elle a été récoltée dans le Mercantour, dans le réseau de la haute Tinée, entre 1620 et 2200 m.

e) Le peuplement des cours d'eau incrustants "sources pétrifiantes avec formations de travertins"
Le peuplement contient des espèces et des groupes faunistiques caractéristiques de ce type de cours d'eau :
• Forte représentation des coléoptères elmidés (8 espèces) ; densité très élevée des populations de Riolus subviolaceus (200 à 1300 /m2), comme cela a été signalé dans ce type de cours d'eau.
• Présence au niveau des cascades pétrifiantes des deux espèces de diptères simuliides, Simulium xanthinum et S. galloprovinciale. Elles sont "caractéristiques exclusives" de cet habitat. Ce couple d'espèces se retrouve dans diverses régions du bassin méditerranéen, depuis la péninsule ibérique au Proche-Orient (Liban) en passant par l'Afrique du Nord et toujours dans le même habitat.

Localisation et caractéristiques de l’habitat en Haute Siagne: 

Globalement, les conditions hydrobiologiques de la Siagne sont bonnes, voire excellentes pour certains types de milieux (tableau n°3). Les pollutions diffuses sont vraiment très localisées et le pouvoir auto-épurateur de la rivière permet de les recycler, du moins en amont d’Auribeau-sur-Siagne. Les contraintes à une meilleure conservation relèvent, d’une part, de l’importance des prélèvements qui influent sur les débits et aggravent la situation en période d’étiage, d’autre part des phénomènes d’encroûtement des fonds par bétonnage calcique qui sont d’autant plus importants que les débits sont faibles.
L’identification des perturbations sur la gestion halieutique confirme ces grandes tendances en particulier le rôle majeur des barrages et des prélèvements (tableau n°4) sur les populations de poissons. L’effet des perturbations telluriques est très ponctuel mais par contre sur le bassin versant, les risques existent de voir s’aggraver une fréquentation qui, mal contrôlée, aurait des conséquences sur le potentiel biologique fonctionnel de la rivière et de ses ressources halieutiques.

Etat de conservation: 

Conclusion

Globalement sur la Siagne et ses affluents, l’habitat 3260 est de qualité hydrobiologique très bonne, la trophie du milieu restant cependant très moyenne. Le facteur limitant est la faiblesse de la densité de la ressource des eaux de faible trophie pour le potentiel halieutique et le niveau d’encroûtement très élevé par les carbonates qui limitent les frayères. Les températures des eaux, très fraîches en amont, favorisent les salmonidés. La Siagne est un milieu où se rencontrent les invertébrés benthiques endémiques mais aussi des espèces des rivières fraîches et froides de haute altitude en raison, ici, des eaux d’exurgences.
La diversité taxonomique sur l’ensemble de l’habitat aquatique est bonne et ce bien que les effectifs soient de faible densité du fait de la faible trophie qui est ici à mettre en relation avec la qualité de l’eau, la qualité des milieux et des substrats.

Date de publication Titre
12/11/2010 - 09:19 Le S.A.G.E.

Suite aux conclusions du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE), l’Etat a demandé qu’un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) soit élaboré sur la Siagne pour...

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Lors du comité de pilotage, du 5 novembre à Saint-Vallier,la charte Natura 2000 a été entérinée . Le comité de pilotage a élu une nouvelle présidente, Madame Annie Pomparat. Le compte rendu de ce...