Forêts de châtaigniers

Caractéristiques: 

Code UE : 9260
Code Corine : 41.9

Classification : bois de châtaigniers

Forêts de châtaigniersForêts de châtaigniers
Forêts de châtaigniersForêts de châtaigniers

Présentation de l’habitat: 

Description et caractéristiques générales
La châtaigneraie est présente sous forme de bois et de plantations anciennes avec sous-bois semi naturel, supra méditerranéen, dominé par le châtaignier d’Europe (Castanea sativa). On la trouve entre 400 et 800m d’altitude en moyenne avec parfois des remontées jusqu’à 1000m dans certaines régions. Les peuplements se rencontrent sous divers aspects : vergers abandonnés ou non, taillis, peuplements mixtes de châtaigniers et résineux ou en mélange avec d’autres feuillus. La densité du couvert varie en fonction de ces aspects, les taillis et les vergers abandonnés depuis plus de 20 ans ayant généralement une forte densité.
La strate arborescente, dominée ou co-dominée par le châtaignier peut atteindre une hauteur de 10 à 20m.

Répartition géographique
La châtaigneraie relevant de la Directive Habitats concerne les populations méditerranéennes dont la spontanéité est certaine ou probable avec certaines populations subspontanées. Elle s’étend ainsi du Portugal à la Turquie.

Espèces caractéristiques
Castanea sativa, Erica arborea, Erica scoparia, Calluna vulgaris, Veronica officinalis, Genista sagittalis, Genista pilosa, Lathyrus montanus, Teucrium scorodonia, Viola riviniana, Deschampsia flexuosa, Hieracium cymosum, Hieracium sabaudum, Pteridium aquilinum, Solidago virgaurea,Centaurea pectinata, Symphytum tuberosum, Carex depauperata, Luzula forsteri, …

Evolution naturelle
L’évolution des pratiques provoque la disparition des populations qui étaient en dehors de leur aire écologique. L’espèce a donc tendance à céder du terrain au profit de la lande, de la pinède, de la chênaie verte ou blanche, notamment sur des surfaces où l’espèce était maintenue grâce à l’action de l’homme. En revanche, dans les situations les plus favorables, la châtaigneraie semble stable.

Menaces
Les menaces concernent surtout les populations en dehors de leur aire écologique :
 Abandon des exploitations et absence d’entretien favorisent la propagation des maladies de l’encre et du chancre. Dans les situations trop sèches pour le châtaignier, la lande, la chênaie verte ou la pinède à pins maritimes gagnent du terrain sur cet habitat.
 Pour ces dernières populations, les incendies constituent également une menace.
 Le mimosa (Acacia dealbata) s’y installe fortement et constitue une menace car cette espèce naturalisée envahissante appauvrit la flore locale, puis, lesgroupements à mimosa sont favorisés par les incendies ou les coupes forestières à blanc.

Intérêt patrimonial
L’intérêt patrimonial est plus culturel qu’écologique. Une grande partie de ces peuplements dérive de la substitution à des chênaies vertes ou à des forêts caducifoliées. La châtaigneraie présente un intérêt éthnologique, historique et paysager. La flore est souvent ordinaire, représentative des chênaies acidiphiles régionales. Il faut signaler la présence d’espèces rares comme Erythronium dens-canis et de deux espèces protégées au niveau régional, (Polystichum setiferum) et (Muscari botryoides). Sur la commune de Tanneron, les clairières des châtaigneraies d’ubac présentent une station de Rosa Gallica, espèce protégée au niveau national et une station de perce-neige (Galanthus nivalis), espèce aussi protégée au niveau nationale et inscrite à l’annexe V de la Directive Habitats.

Etat à privilégier
Maintenir les vergers, notamment ceux dont les arbres sont remarquables (taille importante, âge vénérable), les peuplements mélangés (châtaignier–feuillus) ou mixtes (châtaignier– résineux) où le châtaignier peux avoir un aspect de taillis. En Provence, maintenir éventuellement le mélange avec la suberaie humide d’ubac que l’on rencontre notamment en mosaïque avec la châtaigneraie dans le Tanneron.

Mesures de gestion proposées

 Dans les peuplements sylvestres de type vergers abandonnés, un pâturage peut valoriser la ressource arbustive à partir de la fin du printemps (feuillage consommable). Un chargement assez fort permet de plus d’entretenir le sous-bois en limitant son extension. Pour être pâturé par les ovins, le débroussaillage initial devra être contrôlé en raison des risques d’extension du mimosa (Acacia dealbata). Dans les taillis, l’intérêt pastoral est très limité en l’état car le couvert est trop important, le sous-bois est fermé avec peu d’herbes au sol.
 Il existe un intérêt forestier : il est possible de maintenir les pratiques de coupes de taillis (petit bois) ou s’orienter par sélection et augmentation des rotations vers la production de bois d’œuvre.
 Il faut cependant accepter à moyen ou à long terme l’évolution naturelle vers la suberaie humide, en dehors de l’aire écologique de l’espèce, ce qui est le cas, par exemple, en dessous de 400m d’altitude.
 L’envahissement sur les marges des populations par le mimosa (Acacia dealbata) est réel et doit être stoppé car cette espèce naturalisée provoque un appauvrissement de la flore du sous-bois.

Localisation et caractéristiques de l’habitat en Haute Siagne: 

On trouve cet habitat au nord des Pourrières (commune de Tanneron) dans la pente qui descend vers la Siagne, au nord des Trois Pins et dans le vallon du Peyrourier
(commune de Tanneron). Cet habitat occupe des surfaces de taille moyenne sur la partie aval du site (belle représentation autour de Saint-Cassien-des-Bois).
La châtaigneraie est de type fruitière (zone de Saint-Cassien-des-Bois) ou de type taillis, ailleurs sur pente forte en versant nord. Le recouvrement herbacé est faible mais la fougère aigle couvre entre 10 et 25% du sol. L’altitude est comprise entre 80 et 300m. La flore est comparable à celle des chênaies blanches acidiphiles. L’association végétale des châtaigneraies du Tanneron s’apparente, bien que plus appauvrie, à celle des Maures.

Etat de conservation: 

L’état de conservation est bon mais le risque de développement de maladies notamment cryptogamiques est possible compte tenu du non entretien des taillis et des forêts fruitières. Les arbres sont de taille respectable et en forte densité, excepté sur les marges où l’espèce se mélange au chêne liège (Quercus suber) ou au mimosa (Acacia dealbata).

Date de publication Titre
12/10/2009 - 10:06 Comité de pilotage NATURA 2000

La prochaine réunion de comité de pilotage du site NATURA 2000 Gorges de la Siagne (FR 9301574) aura lieu le 5 novembre 2009 à St vallier de Thiey à 14h30.
Ordre du jour :
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