Pinèdes méditerranéennes de pins mésogéens endémiques

Caractéristiques: 

Code UE : 9540
Code Corine : 42.8

Classification : Bois de pins méditerranéens

Pinèdes méditerranéennes de pins mésogéens endémiquesPinèdes méditerranéennes de pins mésogéens endémiques

Présentation de l’habitat: 

Description et caractéristiques générales
Le pin maritime « mésogéen » se rencontre dans les végétations potentielles suivantes :
- sur silice, dans les peuplements littoraux de pin d’Alep et les suberaies inférieures, les peuplements de pentes et de faibles altitudes (inférieures à 350m–suberaies), les peuplements d’ubacs ou de plateaux et sur sols superficiels (suberaies et yeuseraies supérieures, chênaies pubescentes et acidiphiles ou chênaies / charmaies)
- sur dolomies et calcaires sur marnes, dans les peuplements d’adret, sur sols superficiels (yeuseraies mésoméditerranéennes), peuplements d’adrets sur sols profonds (chênaies pubescentes mésoméditerranéennes et supraméditerranéennes ).
En Corse, le pin maritime est installé sur des roches acides à l’étage mésoméditerranéen et à l’étage supraméditerranéen en compagnie du pin laricio.

Répartition géographique
En région méditerranéenne française, l’aire de répartition du pin maritime «mésogéen » s’étend sur les Corbières orientales (peuplements très limités dans l’espace), dans les Bouches du Rhône, le Var, les Alpes- Maritimes et en Corse à l’étage méso et supraméditerranéen.

Espèces caractéristiques
Pinus pinaster, Quercus pubescens, Quercus ilex, Phillyrea media, Erica arborea, Arbutus unedo, Calluna vulgaris, Genista pilosa, Erica scoparia, Cytisus hirsutus, Pteridium aquilinum, …

Evolution naturelle
Espèce colonisatrice qui tend à être remplacée par des feuillus, généralement chêne vert ou chêne pubescent, parfois chêne liège. Les incendies détruisent les peuplements en place mais favorisent l’installation des semis ; c’est donc un facteur important du maintien de l’habitat à moyen et long terme.

Menaces
 Parmi les principales menaces figurent les attaques par la cochenille Matsuccocus feytaudi qui décime les individus d’un certain âge.
 Les incendies qui détruisent les peuplements en place.

Intérêt patrimonial
C’est une essence qui favorise le retour à la végétation potentielle telle que les forêts de chênes liège.

Etat à privilégier
Il faut privilégier les peuplements résiduels et les populations épargnées par la cochenille (îlots de résistance repérés par l’I.N.R.A. et l’O.N.F.).

Mesures de gestion proposées
 Dans les rares cas où les pinèdes restent constituées, il faut mettre en place une sylviculture classique du pin maritime par dépressages et éclaircies précoces.
 Dans les zones où sévit la cochenille il faudra choisir entre :
- laisser s’exprimer les dynamiques naturelles qui peuvent aboutir à la suberaie (sur une période de temps plus ou moins longue). Cette option est d’autant plus défendable que les suberaies sont d’intérêt communautaire ;
-introduire des petits îlots de pins maritimes issus de races locales supposées résistantes à la cochenille.
 Pour la protection contre les incendies, il faut préférer des débroussaillements sélectifs conservant une partie du sous-bois arborescent et arbustif. Par contre, un lourd travail de dégagement et de débroussaillement sera nécessaire dans les régénérations post-incendies si l’on veut conserver cet habitat. Enfin, il faudra porter une attention particulière aux actions de protection contre les incendies visant à préserver les rares peuplements « matures » qui subsistent.
 Dans les zones très fréquentées par le public, il faut limiter les possibilités de divagation par l’ouverture et l’entretien des sentiers bien identifiés, ainsi que mettre en place des dispositifs de canalisation (barrières, cordons non débroussaillés).

Localisation et caractéristiques de l’habitat en Haute Siagne: 

Partie moyenne et inférieure du site, dont la forêt de Peygros (Commune de Tanneron).
Le pin maritime «mésogéen » est représenté surtout dans la partie inférieure et moyenne du site : sur dolomies (Montauroux) et substrat silicieux (Tanneron).

Bien que largement affecté par les attaques parasitaires (genres Matsuccoccus et Pissodes) qui ont réduit localement sa représentation spatiale, il n’en demeure pas moins que des habitats de ce type sont représentés dans la vallée de la Siagne à plusieurs niveaux :
 dans la série méditerranéenne du chêne pubescent, sur matorrals et systèmes pré-forestiers des chênaies pubescentes méditerranéennes infiltrées par les éléments sclérophylles : chêne vert, Phillyrea media, Rhamnus alaternus
 dans les matorrals de type maquis à Erica arborea et Arbutus unedo (situation très fréquente dans la Siagne inférieure
 dans les fruticées mésophiles à Calluna vulgaris, Genista pilosa, Erica scoparia, Cytisus hirsutus, associées à des ptéridaies développées sur les arènes sableuses de bas-fonds (Erico-genistetum pilosae – Aubert, Barbero & Loisel 1971- )

 dans les maquis à calycotome et myrte de la basse Siagne, forêt de Peygros.
C’est dans les fruticées mésophiles à callune en ambiance humide que les peuplements sont moins affectés par la cochenille Matsuccocus feytaudi.

Etat de conservation: 

Bon état de conservation dans les peuplements non décimés par la cochenille
(homoptère) , c’est le cas dans les fruticées à callune ( partie basse du site ).
Etat de conservation moyen dans les autres situations à cause du parasite.

Date de publication Titre
27/06/2013 - 13:01 Sorties scolaires

Afin de transmettre la connaissance du patrimoine de la haute Siagne, le SIIVU organise des sorties scolaires....

13/01/2012 - 16:03 Ouvrage patrimoine

L'ouvrage sur le patrimoine local des communes de la haute Siagne vient de paraître. Il est en vente au siège du SIIVU ainsi qu'en Offices du Tourisme....

22/03/2011 - 15:35 Le SAGE

Le lancement de la concertation sur le périmètre du SAGE Siagne a débuté début février. Les communes du bassin versant de la Siagne, les conseils généraux du Var et des Alpes-maritimes, le Conseil...