Mons

Situation: 

Mons, village varois perché à 814m d'altitude, domine les vallées encaissées de la Siagne et de la Siagnole. Ce charmant village du Haut-Var, situé sur un éperon rocheux est le plus élevé du canton de Fayence et son territoire de 7663 ha en fait un des plus vaste.
Le point du vue, de la place Saint-Sébastien, est grandiose.
Blason MonsBlason MonsMonsMons

Antiquite: 

Le peuplement des hautes vallées de la Siagne ne s'est pas réalisé par la migration entière d'un peuple en une seule fois. Plus probablement, on assiste à Dolmen de la ColleDolmen de la CollePlan dolmen BrainéPlan dolmen Brainél'arrivée de petits groupes échelonnés au cours de plusieurs décennies, voire même plusieurs siècles. Dès le néolithiques, les hommes ont érigé des dolmens, monuments funéraires. Les premières traces d'occupation "organisée" se révèlent par des sites perchés, les "Castellaras", antérieurs à la colonisation romaine. On ne peut citer Mons sans parler du canal romain construit dans la seconde partie du premier siècle de notre ère.Ce canal transportait l'eau jusqu'à Fréjus.CaptageCaptageConduit canal romainConduit canal romainRoche tailléeRoche taillée

Histoire: 

Au Xe siècle le bourg faisait partie du territoire de ”calidiano”(Callian).Sur l’éperon rocheux existait une ancienne tour carrée, poste de guet, que le seigneur de Callian utilisa pour créer un château, et y installa quelques familles afin d’augmenter ses revenus.Mons a été peuplé une première fois en 1260 avec une population venue de Ligurie. Suite aux épidémies et aux guerres successives, les seigneurs provoquèrent des repeuplements. Mons fut repeuplé une seconde fois en 1468 par des familles de la région de Gênes, grâce à Antoine de Villeneuve. Cette famille de Villeneuve conserva le fief de Mons jusqu’à la révolution. Mais à la fin du XVIe siècle une période d’insécurité régnait, les guerres de Religion faisaient rage. C’est ainsi qu’en 1578 le village de Mons fut fortifié mais la cohabitation entre les seigneurs de Mons et la communauté n’était pas aisée. Les conflits s’amplifièrent et les habitants, sous couvert du lieutenant du roi, procédèrent à la démolition du château. La tour fut rasée, la maison seigneuriale dévastée et la fuite du seigneur avec sa famille étaient autant d’humiliations et d’outrages qui déclenchèrent en 1590 le siège de Mons par le Duc de Savoie.L’histoire de la branche des Beauregard fut créée avec Charles de Villeneuve. Charles termina de bâtir le château de Beauregard, commencé vers la fin du XVe siècle. A l’inverse de la branche des seigneurs de Mons, les seigneurs de Beauregard étaient très appréciés des habitants.Aujourd’hui les descendants des Villeneuve résident toujours au château de Beauregard.
Dessin du village, M.BeaujonDessin du village, M.Beaujon
Ruine du ChâteauRuine du ChâteauChâteau BeauregardChâteau Beauregard

Le Religieux: 

Les familles installées par le seigneur de Callian construisirent une église sous le vocable “Victoris”, le village primitif existait déjà début XIIe siècle. Avec l'arrivée de nouveaux paroissiens de la Ligurie voisine, en 1260, s’ensuivit la première expansion du village et entraina la construction d’une nef romane agrandissant ainsi la première église qui fut modifiée à diverses époques. L'église paroissiale fut construite au XIIIe siècle.
Ruine ancienne égliseRuine ancienne égliseEgliseEglise
Il existe plusieurs chapelles; la chapelle des Pénitents, occupée par la mairie aujourd'hui et hors du village les chapelles Saint-Pierre, Saint-Laurent et Notre Dame.

Le village: 

Le nom de MONS, en raison de sa situation au sommet d’un éperon rocheux, est apparu au Xe-XIe siècle, en provençal ”MOUNS”.Dès l’implantation des nouveaux venus, un dialecte particulier se développa, ”le moussenc ou le figoun”.La population se décomptait en ”feux”, et en 1315 il y avait 70 "feux" à Mons, plus 32 ”feux” à Avaye (400 âmes à peu près). La peste de 1348 ravagea Mons et au début du XVe siècle "le territoire était décimé". En 1471 on recense seulement 32 ”feux”, en 1765 Mons comptait 935 habitants, puis 1029 en 1815 et 248 en 1962.
VillageVillage
Le Village de MonsLe Village de Mons

Le terroir: 

L’intérieur du pays, ayant connu une relative sécurité avec l’occupation romaine, développa son agriculture. L’activité dans les plaines s’était propagée durant le 1er millénaire, le mode de vie était agro-pastoral. Globalement on peut dire que les habitants des vallées étaient plutôt cultivateurs et ceux des hauteurs pasteurs.
La culture du blé était une assurance contre la famine mais il existait aussi celle des pois chiche, des l'olives, et chanvre pour la fabrication de corde (issu du cannebier). Bien plus tard les cultures florales.Les “moussencs” pratiquaient l’agriculture et l’élevage, la pâture constituait des ressources importantes, comme le prouvent les armoiries de Mons: un mouton paissant sur une montagne. Les cultures se situaient en bord de Siagnole ou dans les jardins sous le village.Jardins sous villageJardins sous villageRestanques sous villageRestanques sous village
Foire place St SébastienFoire place St Sébastien

Les voies de communication: 

Les villages du littoral ont connu assez tôt un réseau de voies carrossables mais la majorité des villages de montagne était desservie par des sentiers muletiers.De Mons partaient 3 chemins muletiers; un, vers Fayence, un, vers Saint-Cézaire et un, vers Escragnolles,
bordé au départ par la chapelle Saint-Pierre. Autour de chaque village rayonnaient 2 ou 3 chemins, les reliant entre eux.On remarquera, tout au long de ces vieux chemins, que nos ancêtres ont su trouver le parcours le plus direct en empruntant les hauteurs, descendant en lacets serrés et remontant aussi abruptement. La ”voie antique” de Mons à Escragnolles permettait d’aller de la côte vers les régions de transhumance.C’était par cette voie que s'effectuaient les échanges de denrées, notamment le sel et la viande.
Le parcours reliant autrefois Mons à Escragnolles a été remarquablement restitué dans son tracé antique, les origines de ce ”vieux chemin” remontent très loin dans le passé. Une piste préhistorique suivait déjà ce tracé, emprunté plus tard par le chemin moyenâgeux. Ces chemins furent abandonnés à l’époque moderne, à la fin du XIXe siècle, inutilisables par les voitures à quatre roues.
Passage vieille ruePassage vieille ruePortail dit "romain"Portail dit "romain"
Boulevard du FerrageBoulevard du Ferrage

Les moulins: 

La vie des moulins débuta dès 1480, leur mise en place s’échelonna de la fin du XVe siècle(moulin farine) à la fin du XVIe siècle (moulin à huile).C’est grâce au “Magnifique Antoine de Villeneuve” que les moulins relancèrent Mons. Les villageois étaient obligés de moudre leur grain au moulin du seigneur qui fut modifié à plusieurs époques. Le seigneur de Mons céda les moulins à la commune en 1551,gardant ses privilèges
La communauté géra la construction et le fonctionnement des moulins sur la Siagnole.Il n’y avait pas que de la farine de blé qui sortait du moulin, mais aussi de la farine de pois chiche et de l’huile. Le chanvre était utilisé pour la fabrication de corde (issu du cannebier) et l’assouplissement des étoffes se faisait au paroir du moulin.
Moulin LambertMoulin Lambert
Moulin LambertMoulin Lambert

L'eau: 

La prise d’eau du canal aux sources de la Siagnole est constituée de la source Neisson qui date de 50 av. J-C, des sources nouvelles datant de 1914-18, de la source Jourdan vers 1920, ainsi que la source du Figuier assez récente.Dans le cadre d’un projet de réutilisation du canal antique, pour irriguer les plaines de Tourrettes, de Callian et de Montauroux, il a été réalisé des enquêtes, des études et des acquisitions de terrains entre 1864 et 1867. La renaissance de la Siagnole débute réellement en 1871 par un décret du président Sadi Carnot attribuant la concession à Mrs. Pécout et Mallet qui entreprennent une véritable restauration du canal en 1891. Quelques années plus tard la construction du canal Jourdan doublera le canal romain dans son cours supérieur à partir du nouveau captage. Les sieurs Pécout et Mallet subirent une importante faillite,les conduisant à ne pas renouveler les concessions. C’est en 1956 que le département du Var devient propriétaire du canal. La Siagnole dessert Seillan partiellement, Fayence, Tourrettes, Callian, Montauroux, Saint-Paul-en-Forêt, Bagnols-en-Forêt, les Adrets de l’Esterel, une partie des Camps Militaires de Fréjus et une petite partie de Fréjus et Saint-Raphaél.
En réalité les romains ne s'étaient pas trompés, la qualité, l’abondance et la pérennité de ces sources sont appréciées depuis 2000 ans.
Les 4km de Siagne, entre Mons et Escragnolles, forment des gorges parfois très profondes, abritant des zones d'habitat et de nidification de certaines espèces emblématiques de la faune sauvage. La Siagnole est l'un des principaux affluent de la Siagne.
Siagnole de MonsSiagnole de Mons
Fontaine dei pu luenchoFontaine dei pu luenchoPont des Tirasses Mons-Saint-CézairePont des Tirasses Mons-Saint-Cézaire

Les souvenirs: 

EgliseEgliseMons début 20ème siècleMons début 20ème siècleCoin de MonsCoin de MonsMonument aux MortsMonument aux MortsPlace St SébastienPlace St SébastienPlace centrePlace centre

Date de publication Titreicone de tri
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